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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 08:39
Atelier d'écriture Myriam Rubis

La parole, qu’elle soit écrite ou orale, contribue à notre construction et à celle de notre monde. Elle est intrinsèque à notre élan vers l’autre, à notre désir de relation.

Mais cette parole est souvent atrophiée, engoncée, formatée. Elle ne nous est pas donnée. Elle est – et reste toujours - à découvrir, comme on découvre un trésor.

Cet atelier a pour but de la libérer, de la faire grandir et de la mettre au service d’un projet, petit ou grand.

La libérer d’abord :

De nos peurs ; peur de ne pas savoir, peur d’aller vers l’inconnu en soi, peur du mauvais accueil de l’autre.

Cette libération se fait dans la confiance instaurée au sein de l’atelier, qui est un laboratoire d’expérimentation et non de jugement. On ne se compare pas, on ne cherche pas à « réussir du premier coup » ni à se séduire, mais à s’entraider.

La développer ensuite :

* l’enrichir en s’appuyant sur des textes littéraires divers, où l’on trouvera des pistes tracées par d’autres ; explorer ces nouveaux terreaux d’expression, les expérimenter et en nourrir sa propre voix qui n’en prendra que plus d’ampleur.

* Stimuler l’imaginaire à partir de divers supports : photos, objets, thèmes, jeux, même si le principal déclencheur reste l’écrit.

En prendre conscience :

Les premiers jets nés à l’atelier sont retravaillés chez soi. Tout d’abord en fonction des commentaires à chaud lors de la lecture en groupe, puis à l’appui de mes commentaires. Mon rôle est de faire prendre peu à peu conscience à l’auteur de ce qu’il écrit, de ce qu’il transmet, et d’où il veut aller.

L’écoute attentive des autres productions au sein de l’atelier est aussi une façon d’apprendre à écouter son propre texte et à chercher des voies d’amélioration. En même temps que la façon de lire d’autres auteurs devient plus consciente, celle de sa propre écriture le devient aussi. C’est ce qui permet de retravailler ses propres textes avec la distance nécessaire.

La construire : Une fois que la parole s’est déliée, on doit apprendre à construire ses écrits. On le fait tout d’abord à partir de formes courtes, telles que le conte dont la structure est une base sur laquelle s’appuient les romans, les scenarios les plus complexes. On apprendra aussi à comprendre la structure d’un roman qu’on a aimé.

La mettre au service d’un projet : Avec la prise de conscience de ce que l’on écrit et au-delà du désir de dire, viennent les questions fondamentales : écrire pourquoi ? Pour qui ? Dans quel but ? L’atelier sert aussi à cette réflexion, et de cette réflexion peut naître un projet d’écriture.

Faire le lien avec la parole orale : cet atelier est en lien avec l’atelier de contes d’Henri Gougaud, à la fois écrivain et conteur, car l’oralité et l’écrit se nourrissent l’un l’autre. La vitalité, la vérité et le rythme organique de l’oralité sont des apports nécessaires à l’écrit. Elle permet de débloquer la main et l’idée sur le papier, de retrouver sa voix véritable. Aux conteurs, l’écrit donne le temps d’affiner l’évocation sensorielle (expression du ressenti pour donner à sentir), la métaphore, les personnages, la construction du récit, qui sont des ingrédients indispensables au conte.

Cet atelier ne s’adresse pas qu’à ceux qui aspirent à devenir écrivain ou conteur. Il peut tout simplement servir à libérer et enrichir sa langue, à prendre confiance en soi.

L’atelier a lieu deux vendredi soir par mois et dure environ trois heures.

Ca se passe près de la place Clichy. Si ça vous sourit, me contacter au 06 50 59 20 40 !

MYRIAM RUBIS

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